Annie est la femme la plus courageuse que je connaisse. Elle est propriétaire de Quatre Services, une entreprise spécialisée en cours de cuisine pour enfants et adultes. Son fils, Ulric, a reçu un diagnostic de cancer du cerveau phase 4 en novembre dernier.

Depuis, elle mène un combat incessant contre la maladie, qui ne répond pas aux traitements, tout en essayant de maintenir son entreprise à flot. Entre les rendez-vous à l’hôpital et les hospitalisations, Annie continue à gérer du personnel, des contrats, des clients. Et comme il s’agit d’une petite entreprise, pratiquement personne ne peut la remplacer. Pire: son assistante administrative a été victime d’un accident de voiture et est en arrêt de travail. Pour couronner le tout, elle doit pédaler en double pour rattraper l’effet dramatique des grèves des enseignants sur le nombre de ses contrats dans les écoles qui constituent une source importante de ses revenus.

Je suis sa coach d’affaires depuis 4 ans maintenant. Je l’ai vu relever de nombreux défis, tant personnels que professionnels. À force de travail acharné, de leadership et de vision, elle a réussi à multiplier ses revenus par dix et à offrir du travail à plusieurs contractuels. Il y a moins d’un an, elle s’est séparée de son conjoint de longue date et père de ses enfants. Malgré la tourmente, elle a continué à assurer un milieu sain à ses deux enfants et à faire croître son entreprise.

Aujourd’hui, Ulric va très mal. Il n’a plus de globules blancs, et il a déjà reçu 4 transfusions de plaquettes. Il est hospitalisé présentement, car il a contracté un virus. Même si Annie reste optimiste, car c’est dans sa nature, elle sait que la santé d’Ulric ne tient qu’à un fil. Tout ce qu’elle voudrait, ce serait passer du temps avec lui. Pas d’appeler des clients, gérer des conflits d’horaires ou facturer.

Mais elle doit maintenir son entreprise en vie, car c’est la source de ses revenus et de ceux des gens qui travaillent pour Quatre Services. Elle aurait besoin d’une remplaçante, une gestionnaire chevronnée capable de prendre le relais au pied levé. Mais de telles ressources coûtent cher et sont rares. Comme Annie ne sait pas ce que l’avenir réserve à Ulric, et qu’elle se doute bien que son propre état risquerait d’être affecté par un deuil, elle craint d’engager de grandes dépenses.

Nous avons créé une page Facebook, pour tous ceux qui comme nous, aiment Annie et Ulric, puissent leur offrir leur aide. Dans un monde où le « chacun pour soi » domine, l’élan de solidarité qui provient de ce groupe est un réel baume pour Ulric, Liam, Annie, la famille et les amis. Des gens qui cuisinent de petits plats, qui encouragent, qui prient.

Mais il en faut plus: Annie a besoin d’aide comme chef d’entreprise.

Voici mon rêve: qu’il existe une ressource vers laquelle Annie puisse se tourner pour 1) bénéficier d’un soutien financier pour pallier aux pertes de revenus en raison de sa baisse de travail et 2) l’aider temporairement dans la gestion de son entreprise. Cette ressource pourrait être une fondation regroupant un volet financier et un volet humain, dans lequel des bénévoles offriraient leur aide comme gestionnaires remplaçants. Des chefs d’entreprise à la retraite, quoi! Ou une autre formule, peu importe.

C’est un rêve qui pourrait aider de nombreux chefs d’entreprises dans l’avenir. Même si Annie a besoin d’aide dans l’immédiat, je souhaitais partager cette vision avec vous. Encourager l’entrepreneurship est fondamental pour assurer la prospérité de notre pays. Mais soutenir les entrepreneurs d’exception comme Annie dans des moments difficiles, cela est tout aussi important. En tant que coach d’affaires et amie, je fais de mon mieux pour soutenir Annie, mais je ne peux pas gérer son entreprise à sa place, car j’ai moi-même ma propre entreprise à m’occuper.

Je me tourne vers vous tout comme on lance une bouteille à la mer. Annie a besoin d’aide. Son entreprise a besoin d’aide. Si quelqu’un peut l’aider, merci du fond du cœur de nous mettre en contact. Si vous avez des idées, ou si mon rêve de créer une ressource de soutien vous parle, merci de m’en faire part.

Cordialement,

Geneviève